Municipales 2026 : l’hypothèse d’une « proportionnelle enrichie » (renforcée) à un tour et un seulement.
Le débat sur la proportionnelle porte donc sur le fait de savoir si on laisse une élection, organisée à la proportionnelle, telle quelle, comme celle de l’Union Européenne où les partis et leurs candidats sont campés avec leurs pourcentages sur la corde raide tandis qu’on pourrait très bien concevoir qu’une proportionnelle enrichie permettrait, dans la proclamation des résultats, d’additionner immédiatement les partis sur leur versant politique respectif que sont actuellement la gauche, la droite ou le centre pour en extraire un de ces trois versants pour le définir comme « majoritaire ». Le fait d’avoir un versant politique majoritaire sur les deux autres apporte immédiatement une liberté de mouvement au versant politique concerné, il peut tout de suite se mettre au travail et n’a pas besoin de négociations pour savoir qui dirige la structure. Les partis, bannières, étendards, formations, groupes, organisations politiques qui ne souhaitent appartenir à aucun de ces trois versants politiques, pour rester indépendant, peuvent le faire mais doivent avoir à la conscience qu’ils les affaiblissent d’autant, puisque dans un cas pareil, leur pourcentage ne s’additionnerait pas à un versant politique. Quant aux autres, ils définissent avant l’élection sur quel versant ils s’inscrivent, droite, gauche ou centre, sachant que d’aussi extrême que votre bannière puisse être, elle appartiendra toujours à un des trois versants politiques. Une proportionnelle à versant politique majoritaire permettrait de définir immédiatement, lors du tour de vote, quelle majorité composée de plusieurs bannières, partis (…) arrive en tête sur les deux autres car actuellement nous sommes dans la configuration de trois versants politiques que sont la droite, la gauche et le centre. La majorité d’un versant politique doit tout de suite émerger des urnes et ne doit pas attendre le stade des négociations entre les partis (bannières) pour prendre forme. Cela n’empêche pas les formations politiques (partis) de se rétracter ultérieurement lors des votes en commission où elles peuvent voter pour, voter contre ou s’abstenir. Dans une démocratie achevée où l’élection à la proportionnelle est de rigueur, laissera-t-on les différents partis uniquement avec leur pourcentage ou cherchera-t-on à les définir selon un versant politique (gauche, droite, centre) qui décidera lequel est majoritaire par l’addition des pourcentages des différentes bannières s’y trouvant ?
Les Municipales approchent et ce pourrait être l’occasion de les organiser en un seul tour au format d’une proportionnelle enrichie, en mars 2026, pour les trois versants politiques que sont respectivement la gauche, le centre et la droite, où les différentes bannières additionneront leurs pourcentages sur chaque versant politique respectif pour obtenir la majorité pour un des trois versants politique. À partir de ce versant majoritaire, la bannière ayant le plus de voix fait le maire. L’adjoint au maire étant définit, ou pas, par la bannière arrivée en deuxième position. Le nombre de Sièges disponibles dans le Conseil Municipal étant défini proportionnellement au prorata des pourcentages décrochés par chaque bannière. Les dernières législatives ont défini les trois versants politiques que sont la gauche, la droite et le centre à quasi égalité avec une sensible marge à l’avantage du NFP (Nouveau Front Populaire). On pourrait dire que chacun des trois versants politiques (NFP, Ensemble et le RN+RN-LR de Ciotti) tendrait vers 1/3 de la démocratie quand on en additionne les bannières (PS+EELV+PCF pour la gauche ; Modem+Horizon+Renaissance pour le centre ; Rn+LR de Ciotti pour la droite). On peut donc projeter sur l’élection municipale à venir, l’hypothèse d’un pourcentage médian de 33,33% provenant du tiers démocratique remporté par chaque versant politique quand on en additionne les bannières, sachant qu’aucune bannière ne peut obtenir zéro car le zéro n’existe pas dans un résultat électoral. Le zéro ne pouvant être atteint, chaque bannière aura au minimum une voix qui devrait lui garantir un Siège quoi qu’il arrive dans une démocratie achevée. Le nombre de Siège obtenu par une bannière, ensuite, est déterminé par des fourchettes dépendant de chacun des nombres de voix captées par les bannières. 1 Siège obtenu donne par exemple une fourchette entre une et 50 voix, 2 Sièges entre 50 et 100 voix,10 Sièges entre 500 et 800 voix… La répartition des fourchettes dans lesquelles se trouve le nombre de Sièges ne peut être établie avant les résultats de chacune des bannières sur son versant politique. Chaque pourcentage obtenu par une bannière, inférieur ou supérieur à 33,3%, détermine la fourchette d’encadrement du nombre de Siège par rapport à la bannière qui précède et celle qui succède.
Nous sommes alors ici dans le cas d’une proportionnelle enrichie puisque les différentes bannières s’additionnent sur leur versant politique dans le but de constituer directement une majorité, contrairement à la proportionnelle européenne « appauvrie » puisqu’elle ne permet pas encore d’additionner les bannières entre elles pour constituer directement cette majorité recherchée par la suite dans d’interminables tractations entre différentes bannières pour définir quel versant politique prendra la direction de la Cour Européenne. L’Union Européenne promulgue les résultats de ses élections en omettant de préciser quel est le versant politique qui est majoritaire. Mais ce n’est pas aux « spécialistes » de le déterminer mais au résultat de le promulguer, avant de reconnaître quelle bannière a la plus grande étendue électorale sur ce versant majoritaire. Soit la gauche, la droite ou le centre est majoritaire mais il faut le savoir, avant de regarder quelle est la bannière arrivée en tête sur ce versant politique. Ce serait une amélioration démocratique que de définir un résultat électoral de la sorte : d’abord le versant politique arrivé en tête, ensuite la bannière de ce versant qui a la plus large étendue électorale. Ce serait plus logique de d’abord définir quel versant politique est majoritaire par l’addition des bannières (partis, étendards, forces) qui le constituent, avant d’observer laquelle de ses bannières est en tête avec l’étendue électorale la plus haute pour devenir directionnelle.
Le RN s’additionnant avec ou pas Reconquête, les Royalistes ou pas et d’autres formes d’extrême-droite ou pas. Les Républicains s’additionnant pour la partie déchirée des ciottistes avec le RN, constituant une droite friable, cassée, fragmentée, tandis que l’autre partie restante d’LR ira s’additionner avec le versant centriste. Ce même versant centriste additionnant à ces LR restants, Horizons, l’UDI, le Modem, les Divers Droites, Divers Centre… La Gauche de toutes les bannières quant à elle, dans l’absolu et si possible, devrait additionner le maximum de bannières de ce versant politique parmi le PS, le PCF, EELV, LFI + NPA, LO, FA, CNT, OCL, AL et le Parti Pirate (!)
Lorsque ces 11, huit ou 5 bannières composent ce versant majoritaire, aucune d’entre-elles ne peut revendiquer le leadership du versant politiques avant d’avoir obtenu le meilleur pourcentage donné par les urnes. Le jeu électoral consiste alors pour un versant politique d’augmenter le nombre d’électeurs de chacune des bannières qui le compose sans les chiper à une autre bannière pour augmenter l’une d’entres-elles, cherchant ainsi à écraser les autres pour devenir dominante. Pour éviter ainsi tout dérèglement dans la possibilité pour une bannière de pouvoir dompter les autres en s’additionnant au préalable avec une ou plusieurs autres bannières pour gonfler son nombre de voix, toutes les bannières doivent garder leur pourcentage à obtenir dans les urnes et non pas s’additionner entre-elles avant le vote. Le résultat sort brut des urnes et toutes les bannières ont leurs pourcentages (nombre d’électeurs) qui s’additionnent entre eux pour voir si le versant en question est soit majoritaire, soit minoritaire. Les extrêmes, vous en faites ce que vous voulez : à droite vous pouvez l’appeler extrême-droite, droite dure ou droite friable, tandis qu’à gauche c’est une construction imaginaire médiatique le fait de l’appeler « extrême-gauche ». Si une bannière abandonne son Siège en cours de mandature, c’est Siège perdu… Si une des bannières refuse d’aller siéger, le Siège vacant revient automatiquement (si elle en veut) à la bannière au pourcentage le plus proche de la bannière qui rejette son Siège.
Organiser une élection municipale sous la forme d’une proportionnelle « enrichie » à un tour seulement (dans une proportionnelle, il y aura toujours qu’un seul tour) où le versant majoritaire sort directement des urnes avec l’addition des pourcentages (nombre de voix) respectifs de toutes les bannières composant ce versant politique, permet ensuite de définir le nombre de Sièges obtenu par chaque bannière au prorata du nombre de Siège disponible pour ce Conseil Municipal. Nous économiserons ainsi beaucoup de papier, de la salive en quantité non négligeable, du temps alloué par les bénévoles et tout autre scrutateur avec un seul tour, si nous étions toujours dans la configuration d’une proportionnelle à versant majoritaire enrichi de l’addition des partis (bannières) politiques sur l’ensemble du versant qu’ils constituent.
Cette théorie de proportionnelle à versant majoritaire enrichi où le maximum de bannières politiques disponibles s’additionnent sur un versant politique a pour avantage de permettre d’avancer les coudées franches entre des bannières qui ne s’éloignent pas des urnes. Les petites bannières, à presque pas de pourcentage, ne sont pas insignifiantes mais témoignent de la bonne santé démocratique d’un versant politique. Exercer une forme de contrainte par le bas en acceptant les petites bannières à la table de vote, en les incluant dans le résultat final par addition, n’a pas pour effet de mettre en danger les bannières politiques au fort pourcentage, mais renforce le versant stratégique. L’habileté réside dans le fait d’inclure un maximum de bannières dans un Conseil Municipal tout en renforçant le versant politique dont il s’agit. Ne pas accepter les plus petites bannières c’est se priver d’une puissance intellectuelle existante et pourtant maintenue à distance. Leur présence renforce le versant politique dont il est question. Sur 69 Sièges disponibles pour les villes de plus de 300 000 habitants, peu importe à la bannière qui a fait son maire de céder 1 Siège par petites bannières présentes ; on n’est pas à un Siège près me direz-vous.
Un versant politique arrive alors majoritaire par le 1/3 (33,333%) du bloc auquel il appartient (3 versants politiques : gauche, centre, droite), réparti démocratiquement avec ses bannières multiples qui constituent entre-elles des parts entières, ce qui fait une différence de départ à l’habituel 100%, 50/50 (quitte ou double, 50% + 1 voix) qu’on a connu jusqu’à présent, donnant des scrutins à deux tours de suffrage universel à élimination directe de majorité absolue qui font disparaître de nombreuses bannières entre les deux tours. Dans la configuration d’une proportionnelle « enrichie », aucune des bannières ne disparaît et il y a qu’un tour et un seulement. La répartition des différentes bannières sur un des versants politiques constitue par exemple une majorité d’une bannière au 4/5, laissant d’autres bannières au 1/8ème ou 2/5ème par exemple. Dès lors, nous ne sommes plus en capacité d’appeler une élection un scrutin uninominal au suffrage universel directe mais d’affirmer qu’il s’agit d’une élimination confirmée de nombreuses bannières entre les deux tours. Comment peut-on oser supprimer autant de bannières entre deux tours électoraux et appauvrir ainsi aussi catégoriquement la Démocratie ?
Une élection à la proportionnelle ne fonctionne pas sur l’esprit du 50% + 1 voix mais répartit différentes bannières sur un versant politique, en rapports de 2/3, 4/5, 1/6, 2/9 par exemple par rapport à la bannière arrivée en tête sur le versant politique considéré ; n’éliminant ainsi aucune bannière en cours de route. Ainsi chaque bannière a de la « valeur ». Même les plus petites, comme ayant obtenu un rapport de 1/10ème par exemple, garde sa présence dans une élection à la proportionnelle. Tout pourcentage et nombre d’électeurs peuvent se schématiser en quotient (fraction) définissant les rapports de répartitions du nombre d’électeurs (et non de « force ») entre les différentes bannières constitutives d’un versant politique.
Une proportionnelle « appauvrie » comme l’est celle des élections européennes permet, après le tour, aux différentes bannières de créer des accords entre-elles, faisant « disparaitre » celles qui restent et qui n’entrent pas dans cet accord. La proportionnelle enrichie garde toutes les bannières puisqu’elle les additionnent pour tenter, au versant dont il est question, d’être majoritaire. La proportionnelle enrichie garde toutes les bannières du versant politique, même celles avec un rapport de seulement 1/10ème sur la bannière en tête. Quand une bannière entre dans un processus électoral, elle est censée appartenir à un des trois versants politiques existants. Comme actuellement dans un triangle, il y aura toujours 3 angles. Il peut y avoir qu’un seul versant (dictature), deux, quatre ou plus… Les bannières d’un versant politique ne devraient même pas avoir à se poser la question de savoir si les bannières s’additionnent entre elles pour concrétiser qu’un versant soit majoritaire ou reste minoritaire. Pour la Démocratie, il serait préférable de d’abord considérer qu’un des 3 versants politiques est majoritaire au lieu d’envoyer 2 partis qui écrasent les autres vers un second tour où disparait bon nombre de bannières. C’est ensuite, sur ce versant, définit comme majoritaire, que se dessine une des bannières qui a le plus grand nombre d’électeurs (étendue électorale) qui prend la main pour devenir directionnelle parmi les autres sans les abandonner.
L’élection à la proportionnelle évite un deuxième tour et définit directement l’existence d’un versant majoritaire à l’intérieur duquel, des différentes bannières politiques, émerge l’une d’entres-elles qui prend la main. Dans des scrutins uninominales à deux tours avec élimination directe, appelés suffrage universel, deux partis, devenus quasiment uniques sont envoyés en duel sur un second tour où ils oublient la plupart des bannières de leur versant politique en cours de route. Ces deux partis appelés à se battre en duel sur un second tour, témoignent d’une démocratie dès lors amputée, qui se retrouve amoindrie, affaiblie de la richesse intellectuelle des multiples bannières qui constituent, au départ, un versant politique. Quel intérêt d’envoyer se battre en duel deux partis devenus quasiment « uniques » dans un second tour, alors qu’une élection à la proportionnelle définit immédiatement un versant majoritaire composé de ses multiples bannières qui devraient s’additionner pour une proportionnelle « enrichie » ? Une proportionnelle « appauvrie » n’additionne pas ces bannières multiples qui constituent un versant politique, elle les laisse en suspend, en plan, en vue de créer des tractations, des négociations, des alliances qui permettent d’éliminer certaines bannières par la suite. Le fait d’éliminer des bannières en cours de route, limite le dialogue, réduit le débat et ampute la richesse intellectuelle du fourmillement des idées, de la palpitation des revendications et des contestations. Quelle idée saugrenue d’envoyer sur un second tour se battre en duel deux « partis uniques » dans un pugilat sans nom. Et ils oseront vous appeler ça des « joutes électorales ». Une démocratie qui envoie deux partis se battre en duel sème la confusion, voire même la haine jusqu’à son propre versant politique entre différentes bannières. On joue alors un jeu qui n’est pas sorti directement des urnes face à la bannière dominante d’un versant politique avec l’espoir de passer sous l’aile d’une bannière dominante. C’est une aberration d’envoyer deux partis se battre en duel sur un second tour où ils abandonnent l’ensemble du versant politique pour se transformer en « partis uniques ».
Il s’agit d’instaurer une démocratie par une proportionnelle enrichie, renforcée par l’addition de toutes les bannières d’un versant politique et non pas une proportionnelle appauvrie par des tractations qui éliminent certaines bannières en cours de route sur le versant concerné.
Une proportionnelle enrichie cherche donc à définir d’abord un versant politique majoritaire avant de trouver ensuite une bannière à la plus large étendue électorale. Ce versant majoritaire peut être atteint par plusieurs bannières à faible étendue électorale et un parti à forte étendue électorale peut très bien ne pas donner un versant majoritaire, si les autres bannières de ce versant ont des étendue électorales trop faibles. Prenons par exemple les trois versants A, B et C, composés chacun de différentes bannières. Le versant A fait 16% + 15% = 31% avec deux bannières. Le versant B fait 17% + 3% + 1% = 21% avec trois bannières. Le versant C, quant à lui fait 14% + 2% + 3% = 19% avec trois bannières également. Le versant majoritaire est pourtant le versant A qui remporte l’élection avec un parti qui a une étendue électorale plus faible (16%) que la bannière du versant B qui fait 17% mais qui n’est, cependant, pas le versant « majoritaire ». D’où l’importance dans une proportionnelle enrichie de définir d’abord quel est le versant majoritaire avant de regarder quelle bannière a l’étendue électorale la plus large. C’est une conception de la Démocratie un peu différente de celle d’accorder la suprématie au parti qui a la plus forte étendue électorale mais dont le versant politique n’est pourtant pas forcément majoritaire. Dans une proportionnelle enrichie, une bannière politique peut donc se retrouver avec le plus haut pourcentage des trois versants politiques et pourtant ne pas remporter l’élection si son versant est « minoritaire ».
La question est donc de savoir si la proportionnelle laisse les partis tel quel avec leur pourcentage où si le résultat définit en premier lieu quel est le versant politique qui est majoritaire avant d’identifier la plus large étendue électorale d’une de ses bannières. Autrement dit, si les bannières d’un versant sont additionnées pour définir quel est ce versant majoritaire à l’intérieur duquel, bien évidemment, une de ses bannières aura forcément une étendue électorale plus large que les autres. Dans l’annonce d’un résultat électoral, tient-on compte avant tout du versant politique auquel appartiennent différentes bannières ou les laisse-t-on seules, uniquement avec leur pourcentage, en vue de tractations ultérieures d’alliances ou de compromis ? Le résultat d’une élection devrait d’abord clairement proclamer quel est le versant politique qui est majoritaire sur les deux autres. Ensuite ce versant qui est majoritaire décline l’étendue électorale entre ses différentes bannières. Une proportionnelle enrichie pourrait déclarer vainqueur, d’abord un versant politique, avant de regarder quelle bannière en a la plus large étendue. C’est une erreur de considérer qu’un parti est majoritaire avant de s’assurer que le versant politique dont il est issu l’est aussi. Nous avons vu dans l’exemple des trois bannières ABC que ce n’est pas le cas si on observe d’abord quel versant politique est majoritaire. La plus haute bannière, celle qui a l’étendue électorale la plus large, n’est pas forcément issue du versant politique majoritaire. C’est une incohérence démocratique si une bannière est déclarée vainqueur d’une élection, alors que le versant politique auquel elle appartient n’est pas majoritaire. Observer quel versant politique est majoritaire ne doit pas être un instrument de vérification mais doit constituer la première étape de la proclamation des résultats d’une élection. La seconde étape étant destinée à désigner la bannière du versant politique vainqueur qui a la plus haute étendue électorale et qui devient, de fait, directionnelle. Une bannière qui a la plus haute étendue électorale ne sera pas forcément majoritaire avec son versant politique sur les deux autres versants politiques.
Prenons un deuxième exemple avec un versant C composé de 7 bannières arrivées à 4% pour six d’entre-elles, la septième faisant 5%, ce qui fait 29% au total pour ce versant politique considéré. Le versant A, assemblé de 4 bannières, arrivées l’une à 18% et les 3 autres à 1% ne font que 21% au total pour le versant A. Le versant B, composé lui de deux bannières, l’une à 25% et l’autre à 0,5% ne font que 25,5% pour ce versant. Si on tient compte de l’addition des bannières pour définir quel versant est majoritaire, on se retrouve avec le versant C à 29%, arrivé en tête avec ses 7 bannières alors qu’elles ne font que 5% et 4%, mais le versant C remporterait donc pourtant l’élection car ses 7 bannières additionnées sont majoritaires sur les deux autres versants A et B ! Voilà le type de surprise que pourrait susciter une proportionnelle enrichie de l’addition des bannières politiques sur les différents versants pour en extraire celui qui est majoritaire ! Un parti avec un pourcentage élevé n’est pas forcément sur le versant majoritaire ! C’est la Démocratie renforcée d’une proportionnelle enrichie par l’addition des bannières sur les différents versants politiques pour détecter lequel est majoritaire sur les deux autres. C’est une proportionnelle qui tient compte avant tout du versant politique qui est majoritaire avant de montrer quelle bannière a l’étendue électorale la plus large à l’intérieur du versant en question. Dans cet exemple, si nous étions dans le cas d’une élection au suffrage universel de scrutin majoritaire à deux tours à élimination directe, les versants A et B iraient s’affronter en duel au deuxième tour avec respectivement la bannière à 18% et l’autre à 25%, éliminant ipso facto le versant C aux sept bannières alors que pourtant, dans le cas d’une proportionnelle à versant majoritaire, ce serait le parti de ce versant politique arrivé à 5% qui serait élu avec l’ensemble des bannières à 4% additionnées pour définir ce versant majoritaire. La démocratie ne devrait pas accepter qu’un versant politique disparaisse ainsi alors que si on additionne les bannières (partis) qui le constituent, il peut être majoritaire sur les deux autres qui pourtant ont des bannières à 18% et 25% mais lorsqu’on additionne leurs autres bannières sur leur versant, on atteint pas la majorité puisqu’elles restent à 21% et 25,5% tandis que le versant C avec ses 7 bannières obtient 29% et serait élu. Par conséquent, ne serait-il pas plus démocratique de définir d’abord quel versant est majoritaire par l’addition des bannières (partis) qui le constituent avant d’en identifier la bannière au plus haut pourcentage ?
La Démocratie organise donc autour de trois versants politiques égaux, la distribution d’étendues électorales caractérisant les différentes bannières. La droite, la gauche et le centre constituant chacun, dans l’absolu d’une égalité paritaire, autour d’1/3 (33,33%) de cette Démocratie. 1/3 sur lequel vient se répartir l’étendue électorale de chaque bannière, l’addition de toutes les bannières étant inférieure ou supérieure à 33,333…% (autant de décimales qui sont nécessaires à retranscrire le nombre exacte d’électeurs). Si une des bannières (un des partis) venait à dépasser 33,333% des voix, nous ne serions plus dans la répartition démocratique des trois versants politiques que sont la droite, la gauche et le centre. Chaque versant est donc délimité par une sorte de plafonnement correspondant au tiers qu’il recouvre et ses bannières additionnées ne devraient pas dépasser 33,333% de l’électorat total qu’il peut ravir. Sachant qu’on peut augmenter le nombre de décimales d’autant qu’il le faut pour retranscrire au plus proche de la réalité le nombre de voix qui constituent l’étendue électorale d’une bannière. L’égalité des chances de chaque versant étant respectée par cette répartition en 3/3, les bannières peuvent réaliser leur pourcentage autour du médian 33,33%, chacun des tiers. Un des trois versants sort forcément majoritaire sur les deux autres grâce à l’addition des pourcentages respectifs des bannières. Si une des bannières venait à dépasser 33,33%, nous ne serions plus en démocratie de proportionnelle enrichie mais nous entrerions dans autre chose qu’une démocratie, nous irions sans doute vers la tyrannie, voire même, peut-être, serions-nous plongés dans une dictature avec des partis à 45% ou 80%.
Dans une élection au suffrage universel de scrutin uninominal à deux tours avec élimination directe, si le deuxième tour présente deux bannières politiques de deux versants différents sur un rapport de 50% + une voix pour un total de 100%, pourquoi n’organiserions-nous pas nos élections à l’avenir sur une proportionnelle enrichie basée en un tour seulement sur la subdivision de ce 100% en trois versants politiques égaux, posant 33,33% comme le médian de suffrages atteignables par l’addition des bannières composant chacun des trois versants politiques mis sur un pied d’égalité au 1/3 démocratique ? Cette Démocratie en 3/3, de trois versants politiques distincts, éviterait qu’une formation politique, un parti ou une bannière puisse dépasser excessivement ce médian de 33,33%. On ferait mieux de d’abord chercher un versant majoritaire, parmi les trois, qui émerge par l’addition de ses bannières politiques dans une proportionnelle « enrichie » par cette addition, au lieu d’envoyer seulement deux bannières vers un second tour avec 100% de chances de perdre ou de gagner l’élection. Ne pas dépasser 33% (33,333%) permet de respecter la part démocratique de chaque versant politique disposant d’1/3 de la démocratie pour effectuer la répartition de l’étendue électorale de chacune des bannières le composant. Définir sur 1/3 un versant politique permet de respecter la part démocratique réservée aux deux autres versant, également mis sur un pied d’égalité d’1/3 chacun. La Démocratie renforcée d’une proportionnelle enrichie, décide que les bannières d’un versant politique s’additionnent sur leur « tiers » pour définir le versant politique qui est majoritaire (le 1/3 majoritaire). Un versant politique c’est un tiers de la Démocratie d’une proportionnelle enrichie où s’additionnent les bannières sur chacun des versants pour désigner lequel de ces versants est majoritaire.
Chaque versant politique délimite un périmètre électoral, variable selon le nombre d’électeurs, qui devrait apparaître clairement lors de la proclamation des résultats sous la forme d’un pourcentage qui englobe l’addition des différentes bannières (partis, étendards, forces, organisations) qui composent ces versants respectifs que sont la gauche, le centre et la droite. Ce périmètre électoral rassemble les différentes bannières autour du versant politique et non pas les plus petites bannières sous l’aile d’une bannière dominante. Chaque bannière garde son autonomie et son entière liberté de manoeuvre dans les interactions qu’elle peut développer avec d’autres bannières de son versant. Ainsi une bannière ne peut pas être mise sous tutelle d’une autre à l’intérieur d’un versant politique ; qu’un versant politique prenne la tutelle d’un autre versant, ne devrait d’ailleurs aussi ne pas se produire. Un versant politique, 1/3 de l’ensemble dans une configuration à trois versants politiques, qui est majoritaire sur les deux autres (2/3), c’est différent d’une bannière politique qui est majoritaire sur toutes les autres. Additionner les bannières pour faire émerger un versant majoritaire renforce le pouvoir de ce versant au lieu de l’accorder à une seule bannière qui cherche des alliances, des compromis par la suite. Cela n’empêche pas d’organiser des alliances et des compromis entre les bannières et les versants ultérieurement, où les lignes peuvent bouger lors des votes pour des lois, des budgets, la décision de travaux, la création ou la suppression de services publics, municipaux et européens.
Reprenons l’exemple aux 13 bannières, partis, forces, formation ou organisations politiques, répartis sur les trois versants que sont la gauche, la droite et le centre. Le versant politique C remporte l’élection avec 7 bannières dans le cas d’une proportionnelle enrichie par l’addition des bannières sur les versants politiques pour déterminer lequel est majoritaire. Les deux autres versants sont composés de 6 bannières (4 pour le versant A et 2 bannières pour le versant B). Passé le nombre d’électeurs, le versant C est vainqueur à 7 bannières sur 13 (7/13). Dans le cas d’une élection au deuxième tour, le vainqueur, peut importe son versant ou sa bannière, n’a qu’un rapport de un sur 13 (1/13) sur toutes les bannières, remportant néanmoins le duel de deuxième tour, même si d’autres bannières l’ont accompagnées sur ce second tour, nous ne savons pas si cela cumule 4/13ème ou 5/13ème, bien que les bannières qui apportent leur soutien pour le second tour à la bannière dominante soit un indicateur intéressant. Entre 7/13 et 1/13, on perçoit ce qu’il reste d’une démocratie, l’une étant pleine, l’autre appauvrie, selon qu’on additionne ou pas, sur un seul tour, les bannières des versants politiques pour déterminer quel versant est majoritaire avant de désigner la bannière qui en a la plus forte portée électorale. La bannière, le parti, la force, la formation ou l’organisation politique qui remporte le second tour avec 67% des voix par exemple sur son adversaire n’est pourtant et sera toujours qu’1/13 de la démocratie, une fois rapporté à l’ensemble des bannières de départ au premier tour et passé le nombre d’électeurs autour des différentes bannières. Dans l’exemple des 13 bannières, dans le cas d’une proportionnelle enrichie par l’addition des bannières sur les différents versants politiques, le versant C est élu avec 29% des suffrages pour l’addition de ses 7 bannières dont l’une est « majoritaire » avec 5% seulement. Quelle est la meilleure démocratie ? Celle où le duel (duo) fait un vainqueur à 67% au deuxième tour mais dont le rapport n’est que d’1/13ème de l’ensemble des bannières des trois versants politiques ou plutôt le cas par l’élection, sur un seul tour, d’un versant politique avec l’addition de ses bannières à 29% dont l’une d’entre-elles a la main avec 5% ? ! Dans l’exemple, sur les 7 bannières composant le versant politique C, six d’entre-elles font 4% et la « majoritaire » fait 5% et pourtant le versant est élu par l’addition du pourcentage des bannières dans le cas d’une proportionnelle enrichie pour renforcer la démocratie. Les versants A et B restent minoritaires dans le cas où on tient compte de cette addition des pourcentages des bannières alors que leur parti majoritaire à l’intérieur des versants atteignent 18% et 25%. L’importance de considérer l’ensemble d’un versant politique (gauche, centre, droite) atteste qu’un parti à fort pourcentage n’est rien si d’autres bannières plus petites et pas forcément égales, ne viennent pas le renforcer. L’ensemble de l’addition des multiples bannières d’un versant politique peut faire gagner une élection à un groupe de petits partis, à étendue électorale relativement faible (5% et 4% dans l’exemple avec 13 bannières) qui battent deux autres versants qui n’ont pas beaucoup de bannières et qui pourtant atteignent 18% et 25% pour les plus hautes mais leur versant politique ne font que 21% et 25,5%. L’addition des bannières sur leur versant politique respectif assure un équilibre démocratique plus important que celui accordé à deux duellistes qui se retrouvent sur un second tour. Il ne devrait jamais y avoir de « deuxième tour ». Une élection devrait être à un tour et un seulement avec une proportionnelle enrichie par l’addition des bannières sur chaque versant politique pour renforcer la Démocratie. Toutes les élections devraient se faire ainsi, même une présidentielle, en proportionnelle à versant majoritaire enrichie de l’addition des partis sur le versant politique qu’ils constituent pour en extraire un qui devient directionnel.
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