COVID19 : crise sanitaire, sociale et économique.

 Il n’échappera à personne que la crise sanitaire de pandémie de la COVID19 a mis les populations à l’arrêt et plongé l’économie dans un blocage auquel elle n’était pas préparée. Si les banques privées pour l’instant, s’en sortent à peu près avec l’aide de l’État sous forme d’avances de prêts pour les entreprises, voire des allègements fiscaux pour 36 mois ; on se demande bien où sont les garanties de recouvrement pour tous les salariés, lorsqu’il s’agit uniquement d’indemniser des chefs d’entreprises qui eux, ensuite, restructureront leur activité d’exploitation, en se séparant de quelques salariés ou en mettant carrément la clé sous la porte pour récupérer leurs capitaux et voir après, ce qu’ils en feront avec les banques privées qui leur ouvriront l’accès à d’autres investissements, ultérieurement. Ainsi, déjà pendant le confinement, on observait une hausse considérable du nombre de chômeurs inscrits en « activité réduite » à Pôle Emploi sur la période du confinement, tandis qu’au début du déconfinement, se confirme une hausse du nombre d’inscrits « sans activité », en chômage total et non plus partiel. 1 million 68 mille nouveaux inscrits à Pôle Emploi, du jamais vu depuis 1996. Une si forte hausse met donc au point mort tous les espoirs des volontés depuis Sarkozy, Hollande et, il ni a pas si longtemps, de Macron, pour résorber ce qui constituait pourtant à chaque fois, une bonne partie des programmes présidentiels, c’est-à-dire l’emploi. On aura pas fini de se demander, en additionnant toutes les aides financières sur ces dix dernières années, allouées à l’industrie et aux entreprises du Cac40 pour ce qu’on nous disait être nécessaire pour « sauver des emplois » mais qui ne dureront que deux ou trois ans comme chez Ford à Blancquefort ; si toutes ces aides publiques et d’État, n’auraient pas mérité meilleur sort utilitaire, avec ou sans Coronavirus ? !… Tout un système économique de la finance – celui présenté comme la meilleure gestion qui soit, le libéralisme mondial – s’effondre, les marchés boursiers subissent quotidiennement la descente aux enfers d’une courbe de rentabilité négative plongeante, le télétravail des banques ne résout pas tout, le marché de l’emploi est mis à l’arrêt ou s’oriente spécifiquement vers le secteur hospitalier, rapidement surchargé pour accueillir les patients affectés par l’épidémie. Le secteur de l’alimentation continue de fonctionner et d’approvisionner les habitants mais il se modifie en s’orientant vers les circuits courts et les petits producteurs régionaux, envisageant déjà la possibilité de rester structurés ainsi pour garder leur emplacement sur les rayons de l’industrie alimentaire ou les supermarchés de moyenne étendue, posant dans la foulée, aussi la question du « bien manger » avec des produits sains, provenant d’une agro-agriculture protégée, en développement. 

Une société, toute aussi développée soit-elle et en avance sur les technologies, l’alimentation, le logement, la santé ou l’éducation, ne peut rien contre l’ennemi invisible qu’est ce virus qui paralyse un pays, bloque ses frontières et son espace aérien, réduit son activité économique et cloisonne ses populations, le temps d’en apprendre scientifiquement plus sur ce qui constitue l’unique intérêt médiatique pendant quasiment trois mois, consacrés à faire toutes ses « unes » sur cette pandémie qu’on espère rapidement transformée en épidémie, par les mesures de confinement demandées. Les effets positifs de « quarantaine » ou de confinement modéré, se perçoivent et les bonnes volontés de la finance prévoient même de geler la distribution de dividendes, le temps de la crise sanitaire, les grandes fortunes se prêtent à colmater les brèches et les fissures des ruines et des faillites. Mais les chiffres sont là. L’activité productive qui ne pourra reprendre, les cessations d’activité annoncées à demi mot, marqueront un point d’arrêt aux louanges et au mérite de la bouche d’une éloquence qui chercherait à faire briller un gouvernement qui aurait pu atteindre la perfection dans la réaction mais qui a bien été incapable de trouver une solution de gestion, différente aux pelletées de milliards mises sur la table ; si tant est que ce gouvernement aurait été en capacité d’unifier toutes les banques privées en une seule caisse de gestion collective qui aurait dû faire de notre économie, de la finance et des investissements, un véritable « service public » !… Là où Emmanuel Macron, Édouard Philippe ou Bruno Le Maire pensaient briller et assumer leur fonction avec dignité et professionnalisme, on ne retrouve que les vieilles techniques d’une « guerre économique » livrée au capitalisme financier, selon le schéma de la crise économique précédente ; celle de la pandémie du Coronavirus étant bien incapable de pousser nos responsables politiques à vouloir basculer réellement vers une « économie de guerre » proprement dite qui aurait permis de basculer vers l’unification de toutes les banques privées en une seule caisse de gestion collective, « la même banque pour tout le monde ». Or là, c’est tout l’inverse qui se passe. Que fait-on ?… colmate-t-on le manque à gagner de toute une économie au ralenti ou bloquée sur de nombreux secteurs d’activité avec la même économie volatile ?… essaye-t-on de faire croire au même système d’investissement où ne décident que les banques privées et les multinationales de la distribution des capitaux, ou envisagera-t-on un jour, une gestion collective en Caisse Municipale qui décidera avec ses populations de la manière dont ces capitaux peuvent être distribués (utilisés) ?… Même l’Union Européenne n’en a que pour les hydrocarbures, les lobbies des multinationales dans ses compositions budgétaires et en profiterait presque pour enlever un peu de budget climat en prétextant que la COVID19 serait passée par là… Faudra-t-il attendre qu’au bout de six mois ou un an, l’État, ses actionnaires et quelques banques privées, décident pour restructurer l’économie, de sucrer une ou deux de ces banques privées sur le modèle du Crédit Lyonnais ?

Aides, prêts, subventions, tout est gradué pour prévoir une échelle de remboursement et de recouvrement capable d’amortir les 350 milliards de Bruno Le Maire et les 750 Mds d’Ursula Von Der Leyen, dont le 1er chiffre national contient sûrement aussi une partie du second, européen. Ce chiffre national, ramené à la répartition de l’organisation administrative territoriale des 100 départements ; en coûtera-t-il 3 Mds 1/2 à chacun ?… Des 750 de l’Union européenne, vous n’avez qu’à diviser par les 27 ou les 28 pays, membres et appartenant à la Communauté européenne, pour obtenir le montant du poids économique qu’un tel système de gestion risque de faire peser, encore pendant quelques années dans chaque pays pour sauver son modèle productiviste par capitalisation et le développement de son système bancaire de privatisation ; l’investissement mis à disposition, dépendant de ce qu’il restera des mesures de restructuration financière opérées, des fonds individuels ou de capitaux personnels.

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