« Gestion » de la crise sanitaire mondiale

 Crise économique et capitalisme financier…

Nous n’en avons pas encore terminé avec le coronavirus de la dernière pandémie, la plus meurtrière et la plus violente que nous ayons connue, que déjà sonnent les nombreuses questions soulevées par la crise économique qu’on annonce inévitable, mais dont la profondeur reste encore méconnue, bien que soit quantifié assez précisément, depuis le confinement et l’amorce du dé-confinement progressif, le manque à gagner pour le capital patronal des banques privées ; aussitôt relancé dans l’économie de la mondialisation au travers de différentes aides internationales pour les programmes de développements concernant la santé, l’alimentation, l’agriculture, le logement, le sport et l’éducation.

Ce n’est pas le tout de disposer d’aides financières considérables venant des pays dits riches de ces grandes puissances qui garderont toujours un lourd passé colonialiste, lié aux politiques militaires d’extrême-droite, au nationalisme et à l’expansionnisme territorial ; encore faudrait-il exactement savoir comment ces sommes, quand même considérables, constituées pour une bonne partie par les contribuables et les dons, complétées par une part de l’État dans le cadre de sa coopération économique, aboutissent sur un terrain qui suppose une répartition pré-existante, ordonnée par l’organisation administrative territoriale définissant au préalable, la réunion de plusieurs Gouvernorats, Provinces, Wilayas, Départements, Régions, Districts, Mèdes, municipalités ; disposant chacun d’une caisse de gestion collective régionale ou municipale. À partir de là, on peut concrètement supposer qu’une aide mondiale pour l’alimentation soit logiquement, équitablement et honnêtement répartie, en autant de Gouvernorats ou de Provinces qui constituent les nations ou les pays concernés. C’est crucial une telle répartition égalitaire des aides mondiales pour que toutes les régions et municipalités gardent la même possibilité pour chacune d’y accéder et de pouvoir développer l’artisanat, la petite manufacture et le commerce local, dans chaque ville et village de son territoire. Si ces conditions d’égale répartition des aides mondiales humanitaires pour le développement n’atterrissent pas ainsi, de manière égale sur la base de l’organisation administrative territoriale, il y a de fortes chances qu’elles restent bloquées sur les comptes des banques privées nationales ou internationales, dont on ne saura jamais ensuite, si une certaine lenteur à mettre en pratique l’aide humanitaire, toujours en attente de capitalisation, attise ou résout les zones de conflits. Faut-il montrer patte blanche ou bénéficier d’appartenances politiques spécifiques qui remonteraient aux giscardiens du Liban des banques privées, nouvellement constituées pour son intronisation présidentielle en 1974 – il faut bien les alimenter ensuite, une fois créées -, à la « France à fric » qu’ils développent, à un État Islamique Daesh France et ISIS des USA, voire encore d’un Erdogan qui voueraient tous des dépendances à une banque privée de Ben Laden avec qui, il faudrait être « en accord » par banque privée pour bénéficier de l’aide alimentaire, sociale, politique et économique en question ?

Si on prend par exemple 500 millions $ d’aide des États-Unis pour la Turquie de l’AKP d’Erdogan, ça n’enlève en rien le fait que ce pays reste subdivisé et réparti selon une organisation administrative territoriale de 81 Provinces et 7 Régions. Sur 81 Provinces, on lit naturellement que chacune d’entre-elles devrait se voire économiquement virer par l’État turc, une somme de 5 millions $. Sur une répartition distributive à partir des 7 Régions, le procédé envisagé est plus important financièrement pour chaque partie turque, ainsi considérée par cette seconde possibilité de répartition, mais certaines Provinces risqueraient d’être délaissées et d’en avoir miette, à cause d’une mauvaise répartition administrative qui les oublierait ou marquerait la volonté de les laisser dans la pauvreté. Le tout n’est pas de statuer sur comment on va tenir compte de la subdivision de l’organisation administrative territoriale de la Turquie, mais de s’assurer que les aides humanitaires pour les réfugiés et le développement, arrivent dans toutes les Provinces, jusqu’à celles dites « frontalières » et pas uniquement dans les casernes militaires du régime politique du califat de l’AKP d’Erdogan qui verse des salaires inestimés et injustifiés à toute une police intellectuelle, religieuse et nationaliste. Par contre, si toute l’aide reste en circuit fermé dans les banques privées nationales ou internationales d’Istanbul ou à Ankara dans les Universités coraniques, une bonne partie du pays verra ses espoirs de reprise économique ou d’intensification du développement local, se réduire à peau de chagrin ; ses frontières disparaître…

Comment voulons-nous gérer le monde ?… Entre la fable des mauvais banquiers ou avec de bons gestionnaires ?

Dans le système bancaire du capitalisme financier monopoliste ou en gestion collective avec des Caisses Municipales pour solidifier les répartitions des aides humanitaires, en tenant compte d’une donnée incontournable qui s’appelle : l’organisation administrative territoriale ?… Les réseaux bancaires des gestionnaires devraient pourtant en tenir compte, sinon nous pourrions surestimer leur capacité à limiter la misère, le désoeuvrement et les problèmes d’alimentation, en augmentation depuis la crise sanitaire de COVID_19 pandémique planétaire. 

Le seule appartenance au capital patronal des banques privées, ne dispense pas de tenir compte de ces subdivisions administratives territoriales, ou de ne s’y intéresser, uniquement lorsqu’il s’agit de prélever de l’impôt, d’augmenter des taxes ou tirer des bénéfices. Qu’on parle d’un « jour d’après » ou d’un « monde commun », celui-ci a beau être décrit comme n’étant plus tout à fait gouverné comme le « monde d’avant », cette transition politique dans la manière d’exercer le pouvoir, ne se fera plus sans une transformation économique profonde du système bancaire par l’unification de toutes les banques privées en une seule caisse de gestion collective de tous les corps de métiers autour de ce qu’on appelait la Caisse Municipale de notre versant politique depuis 1947 jusqu’à la Sécurité Sociale et avant mai 1968, 1972… 1973… 1974. On ne peut pas éternellement confier l’intégralité de la gestion d’un pays ou du monde, à l’unique capital patronal des banques privées. Pour qu’une « gestion municipale » / « Banque Solidaire », dans chaque petit village et ville moyenne, puisse se développer, même à petite échelle, il faut qu’au départ, une subdivision des sommes consacrées, soit répartie selon un découpage organisationnel administratif qui contente chaque Département, Mèdes, Province, Wilaya ou Gouvernorat qui saura bien en faire bon usage pour la vie économique de son économie régionale, locale ou municipale, dans chaque Commune.




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