Au bout de 3 mois de confinement dans l’année…
Les trois mois de confinement passés à entendre s’égrainer les arguments des économistes et des politiques, venus expliquer un système qui n’a pas de réponse, autre que celle de reproduire les mêmes solutions qu’ils ont l’habitude d’utiliser dans les crises économiques fréquentielles, habituelles, récurrentes ; oubliant, dès le départ, que la Covid19 n’était pas une crise économique « normale » et qu’elle dépassait largement l’amplitude de la machine économique de base productive qui concerne les entreprises, considérée à partir des banque privées du capital patronal qui compte bien récupérer ses « trois mois » de perdu, là où il n’y a rien à perdre, ni à gagner, étant donné que rien n’était produit durant cette période, à l’échelle des capacités productives des entreprises en arrêt total ou partiel de l’activité ; le tout, système économique en arrêt total ou partiel, reposant sur les secteurs qui ont encaissés une surcharge d’activité liée à l’afflux des patients et au maintient, à la fois, de l’approvisionnement alimentaire, tout en respectant les consignes de distance, les gestes barrières dans la mobilité des populations.
Là où les TPE et PME doivent supprimer 3 mois dans leur cahier des charges et leur comptabilité pour faire passer directement leur gestion annuelle de février à juin – puisque ces 3 mois n’existent pas dans la vie de leur entreprise – ; il n’est pas certain, qu’en retour, le capital des banques privées voit les choses d’un même oeil, surtout lorsque formés à l’endettement, leur offre de prêts et de crédits précise qu’il faudra rembourser et donc, maintenir le couperet éventuel et toujours possible des liquidations judiciaires, alors qu’il faudrait « fermer » les bureaux de dépôts de bilan et de cessations d’activité jusqu’au 1er janvier 2021, le temps d’apporter un peu d’équilibre entre la période de l’été et celle de fin d’année, par rapport à l’amputation sévère du bloquage de l’économie qui ne nous apprend pas s’il faut redouter le chiffre d’affaire qui diminue ou craindre la pandémie qui risque de frapper chacun d’entre-nous ?… Pas sûr qu’en retour, les holdings, les multinationales et l’ensemble des banques privées du capital patronal, acceptent de supprimer 3 mois calendaires de leurs espérances de gains sur l’ensemble de l’année alors que ces 3 mois n’existent pas, ni pour les entreprises qui ont dû s’arrêter de produire, ni pour la structure qui attend des dividendes, de l’enrichissement et du chiffre d’affaire sur lesquels, évidemment, dépendent des coûts de gestion, les salaires du personnel bancaire ou des frais divers.
Si le même produit bancaire est vendu et travaillé par cinq banques privées différentes puisqu’elles fabriquent sensiblement les mêmes services (assurances, immobilier, actions boursières), il servira automatiquement 5 fois plus aux prélèvements des actionnaires et aux frais de fonctionnement interne de ces différentes banques privées, tandis qu’après unification de tout le système des banques privées, on arrive à une gestion horizontale qui peut regrouper et augmenter le volume d’affaire de manière générale. Voir affluer des capitaux qui se subdivisent 5 fois en 5 banques privées au préalable, les amoindrissent d’autant, notamment lorsqu’ils servent à nourrir les millionnaires et les milliardaires. Nous n’avons jamais empêché les gens de devenir riches, mais que les très riches veulent encore devenir plus riche qu’ils ne le sont déjà, ne viendrait même pas à l’idée de 99% de la population, d’autant plus que ces fonds de capitaux résultent bien souvent de longues années d’efforts de nombreuses entreprises sur le travail de toutes et tous, voire sur des liquidations judiciaires de secteurs économiques entiers comme la filière bois et le textile pour récupérer des capitaux nécessaires au développement des secteurs de pointe comme le nucléaire et la privatisation de la SNCF. Si on parle de « crise climatique », il va de soit qu’une grosse part du capital devrait depuis longtemps s’y orienter pour investir, là où les risques du réchauffement climatique sont les moindres et non pas pour poursuivre l’investissement et les placements de ses aides publiques vers le régime des hydrocarbures, du nucléaire et de l’aérospatiale. Alors se pose rapidement la question de savoir « quel programme de politique économique de gestion collective et d’écologie humaine » on veut pour espérer amortir le dérèglement climatique et le possible effondrement des espèces ?… Sûrement pas des multinationales, des holdings, des lobbies et des banques privées nationales et étrangères qui voudront récupérer leur 3 mois de bénéfices perdus sur les entreprises qu’ils gèrent ; qui elles, auront beau produire 3 fois plus, n’est pas obligatoirement garantie l’écoulement de l’intégralité de leur surplus de production de marchandise sur les marchés. Alors faudra-t-il dépêcher des inspecteurs aux comptes pour vérifier que la haute finance des millionnaires et des milliardaires, enlève aussi 3 mois dans ses exigences et ses contraintes, appliquées à la gestion sur les entreprises qui travaillent pour elles, après cette difficile année déstabilisante du confinement dû au Coronavirus 2019, de ce manque à gagner de trois mois pour tout le monde pour que l’amortissement général collectif remonte jusqu’aux premiers de cordée ?
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