« C’était mieux avant »…


« C’était mieux avant » n’inspire pas forcément un retour aux archaïsmes qui faisaient défaut à la modernité, ni une complainte vouée à la fable patriotique nationaliste qui voudrait projeter au pouvoir les louanges d’une extrême-droite qui n’adviendra jamais, non !… « C’était mieux avant » n’a rien d’une nation perdue pour que des gourous s’imaginent être en devoir de sauver leur pays. Toutes les bannières politiques y appartiennent à la Nation et à la patrie et il ni a pas un parti politique qui chanterait mieux la Marseillaise qu’un autre puisque toutes et tous ont sur leur affiche électorale le tampon estampillé des couleurs tricolores marquées du titre République Française alors pourquoi un parti se croirait plus Français qu’un autre ou prétendrait mieux défendre le pays qu’un autre ?… C’est parfaitement ridicule et illégale !… À partir du moment où une formation politique est acceptée dans les urnes, elle est française, tout autant que les autres et le « c’était mieux avant » ne peut renvoyer à un parti qui aurait été plus français qu’un autre dans le passé. C’est une erreur de perspective qui ne cherche qu’à masquer les vrais raisons d’un « c’était mieux avant », certainement à chercher du côté réel de la manière de préserver un équilibre économique par rapport à une gestion sans dette avec de meilleurs salaires pour les ouvriers, par conséquent, un meilleur niveau de vie et la réel espoir que ce sera mieux après.

C’était effectivement « mieux avant » lorsque la gestion collective universelle, sans patrons ni banques privées, avait pu bâtir la Sécurité Sociale et les Caisses de Retraite, organiser des unités productives d’exploitation agraires, artisanales et manufacturières, aussi sans patrons ni banques privées, en les rattachant aux gestions des Hôpitaux Civils et des Ateliers Techniques Municipaux, aussi sans patrons, ni banques privées ; parce que la politique économique de ces travailleurs et de ces travailleuses, contremaîtres et chefs d’ateliers, voulait faire du système bancaire, un véritable service public par l’unification des banques privées en une seule et même méga-giga plate-forme de gestion commune à l’effort économique collectif commun, à laquelle, aujourd’hui, se rajouterait les nouvelles technologies et le « high tech ». Dans ce contexte particulier, « c’était mieux avant » renvoie donc à un contre-poids au capitalisme, à une époque où toute la gestion n’était pas encore aux mains des banques privées car après tout, rien n’oblige une unité de production d’obliger son système de gestion à fabriquer des actions boursières pour que des banques privées puissent les vendre à des particuliers qui se font de la richesse sur le dos de celles et ceux qui travaillent réellement. Autant être directement estampillé « Banque de France » et mettre son capital au service d’une gestion collective municipale ou internationale, sans que les banques privées viennent orienter ou interdire certains types d’investissements. La naissance et la multiplication des banques privées - comme par exemple lorsque Giscard en rajoute deux nouvelles lorsqu’il arrive au pouvoir en 1974 (BNP et Crédit Mutuel) - ouvrent la porte à l’évasion fiscale, à l’évaporation fiscale qui se traduit en fraude fiscale dans les paradis fiscaux, ce qui a pour inconvénient de réduire le potentiel de répartition des richesses du capital patronal autoritaire qui se concentre alors uniquement en dividendes et en bénéfices des actionnaires, mésestimant malencontreusement l’augmentation des salaires due ou le développement nécessaire des services publics, l’Enseignement et la Santé, l’organisation territoriale de la sécurité et des équipements. L’étape ultime dans ce processus d’épuration de la gestion collective universelle, aboutit aux licenciements de fonctionnaires et au non renouvellement des postes alloués, voire à l’opportunité de confier la gestion des Caisses de Retraite aux banques privées pour fabriquer quelques millionnaires et multiplier les bénéfices de certains investisseurs avec la non garantie que les pensions de retraite seront maintenues alors que si des « parts collectives entre zéro et un » étaient opérées à tout acte économique d’investissement, de placement et de recettes, à chaque mouvement monétaire, sur chaque transaction financière ; la question des Caisses de Retraite poserait certainement moins de problèmes. Moins le patronat autoritaire met la main à la poche, mieux il se porte !… Notamment lorsqu’il s’agit aux employeurs de se retirer du financement du logement social à hauteur de 0,4% seulement, désormais disparu : l’une des dernières traces récentes de ce qu’il restait de « parts collectives » encore en fonctionnement.

La « gestion collective universelle » sans patrons ni banques privées qui les a une fois unifiées pour faire du système bancaire un véritable service public, ne laisse personne en-dessous de zéro. Au-dessus de un, puisque c’est la très, très haute finance, celle-ci doit être encadrée de « parts collectives » > 0 et < 1 qu’on opère sur chaque action économique, à l’entrée et à la sortie entre les pays, dans les entreprises jusqu’aux particuliers, sur les flux monétaires, l’épargne, les virements… Une « part collective » n’a plus rien à voir avec le langage des banques privées qui raisonnent en terme d’impôts, de taxes et de prélèvements fiscaux… Dans les banques privées, on a l’habitude de transformer de simples taxes en surtaxes, les impôts en allègement pour les riches tandis que la chape de plomb reste la même pour les bas salaires ; les prélèvements fiscaux, carrément métamorphosés en cadeaux fiscaux !

Merci Macron !

Doit-on prendre les mêmes et recommencer pendant 5 ans ! ?


 

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