La crise sanitaire implique la crise économique et sous-tendent une crise climatique qui appelle à transformer la politique économique.

 La gestion collective universelle de tous les Corps de Métiers, sans patrons ni banques privées, structurée en unités d’exploitations productives manufacturières, artisanales et agraires, high tech et nouvelles technologies - sans patrons ni banque privée, comme c’était le cas dans les ateliers techniques municipaux et les hôpitaux civils -, visera l’unification de ces banques privées et donnera à cette « gestion collective universelle », bâtie sur le modèle de gestion de la Sécurité Sociale et des Caisses de Retraites ; pourrait donner, à nouveau - aux Comités d'Ouvriers et de Directions politiques et syndicales -, à un avenir de coalition des bannières, une politique économique précisément plus égalitaire par des lois intellectuelles !

Ces axes intangibles de la définition d’une économie politique par différentes structures - gestion collective universelle, sans patrons ni banques privées, unification des banques privées, Caisses de Retraites et Sécurité Sociale, Comités d’Ouvriers et de Directions politiques et syndicales -, imposés par les « bons gestionnaires » de 1947 à 1972, composent la spécificité française en matière de politique économique d’un versant politique spécifique, à propos de l’Organisation du Travail et de la répartition des richesses du capital, introduisant à ce moment là, la notion de « parts collectives » > 0 et < 1 qui ne sont plus à considérer comme des % d’intérêts individuels du capital patronal autoritaire, permettant d’augmenter les bénéfices des actionnaires, mais comme des indices de l’augmentation de la puissance économique collective de l’effort économique commun, orientant la construction d’équipements collectifs comme les écoles municipales, les stades municipaux, bibliothèques municipales, piscines et théâtres, également municipaux !… Par rapport au capital patronal autoritaire des banques privées, ces structures économiques de gestion collective universelle, géraient en partie le monde du travail et on veillait fermement que les salaires pour les ouvriers soient plus élevés qu’ils ne l’étaient dans le privé. Aujourd’hui on assiste au gel des salaires sur dix ans et à la multiplication des bénéfices des actionnaires, grace à la transformation des « parts collectives » en % multiplicateurs des dividendes. Drôle de conception de l’état d’esprit du capitalisme, du côté du capital patronal autoritaire des banques privées ; capitalisme qui était « partagé » entre ces banques privées qu’il fallait unifier et les unités productives d’exploitation, sans patrons ni banques privées mais dont les salaires pour les ouvriers étaient différents, selon qu’on avait affaire à une gestion collective universelle - sans patrons ni banques privées - ou au patronat autoritaire.

On ne peut parler de répartition des richesses du capital avec cohérence et lucidité, qu’à condition d’avoir à l’esprit et pour base de référence, cette notion incontournable de gestion collective universelle de tous les Corps de Métiers, sans patrons ni banques privées. Dès qu’on s’en éloigne, on fait disparaître la gestion collective universelle pour livrer totalitairement les richesses du capital - et donc de la force de travail de tous les salariés - aux banques privées uniquement. Et donc, il ni a plus, ni gestion collective ni répartition des richesses du capital ; et encore moins la moindre espérance d’une possibilité de contre-poids au capitalisme. C’est sans doute ce qu’a dû réaliser Giscard, derrière sa France à fric, l’augmentation générale des prix des produits de première nécessité et l’ajout de deux banques privées supplémentaires, à une gestion devenue compliquée par cette multiplication des banques privées : coûteuses aux salariés mais pas aux actionnaires !… C’est sans réfléchir que Giscard livre totalitairement la gestion aux banques privées uniques et certainement ce qu’ambitionne de finaliser un Laurent Pietraszewski et ses poursuivants, dans une réforme des retraites qui craignent d’être arrachées au dernier rempart de ce qui pouvait encore constituer une notion de gestion collective, pour être livrées au capital patronal autoritaire, sans contreparties ni garanties, si ce n’est celle de pouvoir y fabriquer quelques millionnaires sur le dos de celles et ceux qui ont travaillés toute leur vie et qui espèrent que leur pension de retraités n’en sera pas diminuée d’autant. De là à craindre qu’ils cherchent des capitaux, là où les retraites constituent un fond de réserve important qui pourrait servir à augmenter des bénéfices mais sûrement pas les niveaux des pensionnés des retraites ; il ni a qu’un pas, celui qu’aimeraient franchir les pro-réforme des retraites.

Si on reprend la pandémie planétaire du virus de la Covid19 - SARScov2, on peut comprendre - et mettre en évidence - la différence qu’il y aurait entre une réaction purement capitalistique, de celle d’une orientation vers la gestion collective universelle et saisir avec quelle difficulté, rapidité ou absence de réaction ; le(-s) pays s’engagent et opèrent nécessairement le basculement de la gestion vers une économie de guerre : le confinement en est une partie, la vaccination une autre. Dans ce contexte, d’un côté, on continue à licencier et à pratiquer des liquidations judiciaires sans la moindre gène ; de l’autre, on tient à les interdire, parce qu’on a besoin, dans ce type de situation, de toute l’arborescence productive, quand on bascule dans une économie de guerre - et celle de la pandémie planétaire en est la preuve absolue -, du 1er confinement, au couvre-feu, jusqu’aux gestes barrières et distances réglementaires de sécurité qui permettent au maximum d’activités productives de se poursuivre, au moindre risque. Si les mauvais esprits financiers se sont empressés de récupérer des capitaux, dès le 1er confinement, pour préparer une relance économique, ultérieure à la pandémie ; c’est qu’elle était loin d’être finie et que certaines règles constitutionnelles n’ont pas été respectées par rapport à une situation économique réelle de pandémie mondiale. Doublement risquée est donc l’obstination à rester dans cette gestion purement capitaliste des banques privées du capital patronal autoritaire et de ne pas saisir l’importance qu’il y aurait à ouvrir les portes à la gestion collective universelle de tous les corps de métiers, sans patrons ni banques privées ; gestion collective qui ne supprime aucune des activités productives de l’arborescence des activités - contrairement au capitalisme qui licencie et qui multiplie les liquidations judiciaires - puisqu’on a besoin de tout, lorsqu’on entre en économie de guerre, pour affronter l’effort économique collectif commun. C’est inconcevable de poursuivre les principes de licenciements et de liquidations judiciaires en période de pandémie planétaire, ça ne peut que contribuer à affaiblir la puissance économique d’un pays !

Au même titre qu’une pandémie planétaire virale grave peut orienter les mesures politiques économiques vers les exigences de l’économie de guerre et mettre à disposition, la logique de la gestion collective universelle pour tous les Corps de Métiers, sans patrons ni banques privées, après leur unification ; la crise climatique du dérèglement climatique, de par les risques encourus, allant des catastrophes naturelles de glissements de terrains, de pluies torrentielles, de gelées tardives de printemps, devrait susciter le désir identique de vouloir transformer - pour la changer et l’adapter au changement climatique - le modèle de l’économie politique le mieux adapté à l’urgence climatique. Que ce soit le capitalisme ou le libéralisme - tous deux qui finalement, ne bénéficient qu’à une faible proportionnalité des populations -, ils ne sont plus adaptés aux exigences de notre temps où le climat s’emballe et le choc climatique devient de plus en plus inquiétant, tant il nous dévoile ses capacités dévastatrices, non pas entre des climato-cyniques ou des climatosceptiques, mais entre experts où il ni a plus de rivalités et où la nature intellectuelle de l’espèce humaine, confrontée à cette urgence climatique, pourrait bien changer de lois économiques, pas simplement par prudence mais aussi par besoin et nécessité de sécuriser les populations. La Constitution elle-même aborde ce type de questions lorsqu’elle évoque certaines situations extrêmes comme, par exemple, une pandémie planétaire virale ; au même titre que le seraient des famines, séismes ou inondations de même ampleur… et apporte certaines solutions !… mais Macron n’est pas la Constitution (Édition augmentée de 1958 qui complète et enrichie celle de 1958).

Pour sortir de l’impasse individualiste et corporatiste de l’idéologie patronale autoritaire du capital bancaire monopoliste, d’à peine - « allez ! -, 1% ou 3% des individus, allons jusqu’à 5 ou 7, mais pas plus que 10% » ; il nous restera à concevoir et forger la même arborescence productive, issue de la consolidation du tronc commun de l’unification des banques privées, en une seule et même plate-forme de gestion collective universelle de tous les Corps de Métiers, sans patrons ni banques privées, pour que puisse se renforcer et augmenter la puissance économique des pays qui s’engageront vers cette unification.


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