Politique économique écologiste ?
« Taxer le capital et rapiner les riches » ne sera jamais une politique économique, pas plus qu’offrir des cadeaux fiscaux au patronat ne peut en être une, lorsque la crise climatique nous oblige à chercher à trouver un contre-poids au capitalisme. Déjà que l’appellation « patronat » semble galvaudée, aux vues des dégâts causés sur l’environnement et sa part destructive sur la biodiversité, les grandes pollutions de type Seveso et Amoco Cadiz qui arrivaient ; il est évident que dans la configuration d’un réchauffement climatique et des risques que le dérèglement climatique fait peser sur les coûts supplémentaires qu’une inaction climatique fait encourir, à la fois aux particuliers et aux assurances qui ne pourront, bientôt, même plus indemniser les victimes des catastrophes naturelles qui se multiplient, en fréquence et en densité ; un nouveau système de gestion, plus adapté à la situation des perturbations climatiques, peut et doit être envisagé.
Faire des cadeaux fiscaux au patronat en supprimant l’impôt sur la fortune est bien une technique du capital patronal autoritaire des banques privées, utilisée par Emmanuel Macron pour aller plus loin que Nicolas Sarkozy n’aurait osé le faire, préférant s’arrêter à puiser dans les liquidations judiciaires et les licenciements à la pelle, les capitaux nécessaires à fabriquer de nouveaux entrepreneurs et entretenir les très riches. Mais nous sommes d’accord que les riches et les grandes entreprises payent moins d’impôts, à condition que soient extraites à chacun de leurs mouvements de volumes monétaires, de transactions financières, de recettes, de bénéfices, de placements et d’investissements entre banques, bourses et multinationales, des « parts collectives » > 0 et < 1 (au dixième, centième, millième ou dix millième), capables de venir à même hauteur que l’impôt qu’ils versaient jusque là pour pouvoir alors le supprimer. Si ces « parts collectives » atteignent le montant de l’impôt, l’impôt devient de trop dans la gestion d’une entreprise ; mais on ne le supprime pas, on l’étale dans l’activité économique, à la source de l’acte économique premier d’investissement, de placement et de recette. Ainsi ces parts collectives servent à irriguer la toute petite économie, en mal d’équilibre, dès lors qu’elle est délaissée par la haute finance et se définit par de petits investissements alors qu’elle concerne des activités productives viables et donc forcément rentables.
À tort, souvent on oublie de rappeler que la France possédait de 1947 à 1972, une spécificité économique que lui enviaient de nombreux pays dans le monde et qui consistait à faire contre-poids au capitalisme des banques privées du patronat autoritaire par l’idée d’une « gestion collective universelle » qui était structurée au départ par la Sécurité Sociale et les Caisses de Retraite, que prolongeait ensuite des unités d’exploitation productives manufacturières, artisanales et agraires, sans patrons ni banques privées qui permettaient d’avoir directement le titre « Banque de France » sans l’intermédiaire d’une banque privée du capital patronal autoritaire qui fabriquait des actions dessus. Rien n’en perdait à la valeur et les salaires des ouvriers étaient plus élevés que dans le privé qui dépendait de ce patronat autoritaire du capital des banques privées. Cette structure de « gestion collective universelle », allait jusqu’aux ateliers techniques municipaux et la gestion des hôpitaux civils, avant que tout ne se patronise autoritairement avec Giscard, où de l’universelle entreprise de gestion collective, ne restait qu’associations, bonnes œuvres et politique du don ; moins de lits dans les hôpitaux aujourd’hui.
Cette gestion collective universelle n’en constituait pas moins pour autant une politique économique réelle et productive à parts entières. Elle visait également l’unification des banques privées en une seule et même plate-forme de gestion collective universelle, destinée à améliorer l’arborescence productive générale pour augmenter la puissance économique de notre pays ; et non pas pour entretenir les prises illégales d’intérêts, favoriser le blanchiment et la corruption active, les détournements de fonds et le trafic d’influence, l’abus de confiance et de personne, les fausses factures, les dessous de table et les petits arrangements entre amis, le favoritisme et les cadeaux fiscaux ; bref, en un mot comme en cent, tout ce qu’après Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron allaient pratiquer de la France à fric à l’État Islamique jusqu’à Boko Haram islam, dans le prolongement d’une fièvre colonialiste qui oubliait qu’aux frontières - puisque les banques privées étaient quand même responsables, en grande partie, de deux Guerres mondiales - ; cette économie transfrontalière était souhaitée par le général Leclerc, comme des unités productives d’exploitation, sans patrons ni banques privées, mais en gestion collective universelle municipale. L’unification des banques privées le permet, favorisant de meilleures relations entre les Départements, les Wilayas, les Provinces et les Gouvernorats, les Districts et les Régions.
D’autres pistes de réflexion peuvent être envisagées, à partir de ces banques privées qu’il faudrait unifier pour obtenir, comme le souhaitait le général Leclerc, « la même banque pour tout le monde » que serait la possibilité de faire du système de l’argent, un véritable « service public » !… Le plus urgent devant le coût de la « crise climatique » - qui n’est pas une « crise économique » classique, passagère - appelée à perdurer dans le temps, n’est-il pas de regrouper des volumes financiers pour affronter ce choc climatique par une puissance économique augmentée ?… L’écologie doit trouver sa politique économique spécifique, liée aux impératifs climatiques pour ne plus être tributaire du capital patronal autoritaire des banques privées mais renouer avec la gestion collective universelle de tous les Corps de Métiers qui unifiera les banques privées pour faire de la gestion et du système de l’argent, le service public attendu en une seule et même plate-forme, le même vaisseau, la même maison, le même bâtiment, la même flotte !
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