POLITIQUE ÉCONOMIQUE
Tant qu’ils continueront à donner raison aux banques privées du capital patronal autoritaire, aucune amélioration ne sera possible, aussi bien au niveau des crises économiques, que des pandémies planétaires qui menacent notre futur proche, le tout, sensiblement lié à une crise climatique dont il n’est plus nécessaire d’en rappeler l’apparition, des premières catastrophes écologiques des gros pollueurs industriels ou maritimes, ni la lente planification mise en oeuvre, voilà déjà une bonne trentaine d’années, par rapport aux risques des émissions de CO2 galopantes, les dangers pour la couche d’ozone des gaz à effet de serre, à l’époque les chlorofluorocarbures ; aujourd’hui d’autres nouveaux gaz tout aussi dangereux sont apparus. Lorsque les crises économiques se multiplient comme c’est le cas depuis un bon 1/2 siècle, doublées d’une crise climatique irréversible où s’ajoute les risques de pandémies planétaires, les inondations, l’apparition de cas de famine lors des confinements parce que des gens ne se nourrissant plus correctement, c’est bien le système économique qu’il faudrait transformer pour l’adapter à la situation et non pas, inversement, demander aux populations de se restreindre pour que le système économique ne soit pas modifié et la politique économique, puisse rester la même. Seulement à long terme, ce n’est pas le bon calcul. Pourquoi rien n’évolue en politique économique, malgré un capitalisme de monopole finissant, aussi bien du côté du patronat autoritaire que des partis politiques qui prétendent améliorer la condition des pauvres, développer le nationalisme ou sauver la patrie, jusqu’aux formations révolutionnaristes terroristoïdes de lutte armée puisque toutes et tous ont leur compte bancaire politique privée ouvert et consacré aux mêmes types de blanchiment, certes pas forcément avec le même succès ou la même échelle de gains ?
La notion de banques privées du capital patronal autoritaire, tue tout espoir de gestion collective universelle réelle, sans patrons ni banques privées qui vise l’unification de ces banques privées pour aboutir à une seule et même méga-giga plate-forme de gestion commune à l’effort économique collectif commun, dont le seul objectif est de faire du système bancaire, un véritable service public !
Nous sommes à une époque charnière qui risque de faire date dans l’histoire économique, où il faudra choisir d’accepter qu’aussi peu d’individus se fassent autant de bénéfices sur le travail des autres (ouvriers et employés), augmentant légèrement - mais pas plus de 3% en tout - le cheptel de milliardaires et de millionnaires sur autant de licenciements en pagaille et de liquidations judiciaires en série… Une solution différente consisterait à revenir à une gestion plus collective qui fasse contre-poids au capitalisme prédateur, productiviste et consumériste ?… Mais n’a-t-elle pas déjà existé cette solution lorsqu’on ose évoquer la « gestion collective universelle » et qu’aussitôt, vient à l’esprit, l’épopée de la Sécurité Sociale et des Caisses de Retraite bien bâties !… Pourquoi une « épopée » ?… Parce qu’hormis les manifestations colossales en faveur de la Sécurité Sociale, organisées de concert avec toutes les bannières politiques françaises ; une certaine catégorie du patronat autoritaire d’extrême-droite, osait encore grincer des dents à l’idée d’être obligée de sacrifier 25% du capital en faveur de l’effort économique collectif commun, ce à quoi, les Comités d’Ouvriers et de Directions politiques et syndicales avaient tôt fait de leur répondre que ce patronat devait accepter et qu’il était déjà suffisamment lamentable qu’il soit autant responsable - en grande partie - de deux guerres Mondiales, de la collaboration active avec les milices du régime de Vichy et des déportations massives, juste avant.
À cette question, il ni a, pour l’instant, que l’unification des banques privées qui puissent apporter une réponse, parce qu’elle sera capable d’insérer sur chaque acte économique d’investissement, de placement et de recettes, tout un système de « parts collectives » > 0 et < 1 pour que plus jamais personne ne puisse être en-dessous de 0 et parce qu’au-dessus de 1… « c’est la très, très haute finance ! »
Dans l’état actuel des prises illégales de bénéfices, du trafic d’influence répandu à une grande échelle, des abus de confiance et de toute la corruption active sur laquelle s’établissent les paradis fiscaux de l’évasion fiscale, il devient de plus en plus urgent qu’une armada de « parts collectives » encadre tous mouvements monétaires et transactions financières pour permettre les rééquilibrages économiques dont auront besoin, à l’avenir, les sociétés menacées par les pandémies planétaires et les chocs géologiques/météorologiques créés par le dérèglement climatique. Giscard a offert certaines de ces parts collectives existantes aux banques privées du capital patronal autoritaire pour multiplier les bénéfices des actionnaires : reprenons-les !… La dernière part collective aperçu tout récemment et qu’ils ont fait disparaître, est celle que les employeurs fixaient jusqu’à présent à hauteur de 0,4% de leurs bénéfices pour financer le logement social. À un taux aussi bas, on est bien loin des cités ouvrières qui faisaient partie des équipements de l’usine, de l’outil de travail et donc, quelque part, du « bien commun ».
Alors que débute timidement la campagne pour les élections présidentielles, il est étonnant de ne pas voir poindre de volonté politique entièrement désireuse de se faire élire dans le but de réaliser une réforme économique en profondeur, celle qu’Emmanuel Macron n’a pas su faire. Bannières ou partis politiques, toutes et tous se suffisent-ils de leur compte bancaire politique privé à blanchiment ou se souviendront-ils un jour qu’une politique économique sans patrons ni banques privées faisait contre-poids au capitalisme et pouvait mieux payer les ouvriers ?… C’est vers quoi l’écologie politique et le pôle écologiste pour la Présidentielle 2022 devraient pouvoir tendre et arriver à mobiliser l’électorat en fonction d’une historicité économique réelle de notre pays qui existait avant Giscard où l’écologie était déjà née et était censée déboucher vers une politique économique de gestion collective universelle sans patrons ni banques privées aux élections de 1974 alors que le Parti Socialiste faisait tout pour faire entrer les bannières de « sa gauche » dans les comptes bancaires politiques privés, comme des droitiers !… Après on s’étonne que leur politique économique ne vaut pas plus que le jonglage entre différents indices économiques (TVA, taxes, impôts, prélèvements fiscaux), mais que de réforme structurelle en profondeur de la gestion générale, on n’en a cure puisque leur parti est géré de la même manière que les partis de l’autre versant politique, celui de la droite, molle ou dure, du centre ou de l’extrême !
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