Poutine à St-Petersbourg devant les deux chambres du Parlement.


On a vu et entendu Vladimir Poutine à Saint-Petersbourg, d’abord accusant l’occident et les États-Unis de pousser l’Ukraine à la guerre, puis devenir ensuite menaçant dans ses sous-entendus concernant les armes technologiques, dont il serait le seul à disposer. Poutine a donc mis les « points sur les i » mais la fierté qu’il peut mettre dans son intervention se mesure au nombre de Sièges restés vacants dans l’Hémicycle de Saint-Petersbourg, lieu des deux chambres du Parlement !

Signe d’une douma finissante ou vieillissante - puisqu’on nous dit que ce terme est encore utilisé à Moscou comme à Saint-Petersbourg -, le charmeur Poutine aurait-il donc décidé de recomposer cet hémicycle plein, à l’ancienne, de tous les pays qui composaient, dans le temps, l’URSS. On a toutes et tous en mémoire le Tchécoslovaquie qui fut le premier pays à quitter cette douma « petersbourgeoise » ou moscovite, mais qu’en est-il, aujourd’hui encore, de la Hongrie de Orban, de la Bulgarie ou de la Pologne à qui on vient de couper le gaz, de l’Ukraine évidemment sous le feu de la puissance militaire de la Russie, de la Moldavie et de la Transnistrie, voire de l’Estonie et de la Lituanie car, figure-vous ; tous ces Sièges vides laissés dans l’Hémicycle de Saint-Petersbourg sont peut-être ceux qui étaient occupés dans la douma soviétique par les membres du Polit-Bureau des autres pays, extérieurs à la Russie, mais qui intégraient plus ou moins l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. S’arrêtera-t-il en Ukraine ?… Osera-t-il la Moldavie et la Transnistrie, finira-t-il au nord avec l’Estonie et la Lituanie ?… Avec l’objectif politique de recomposer les bancs des hémicycles avec les pays-nations, nouvellement conquis, les intégrant dans les assemblées du Parlement dans une version moderne des soviets selon Poutine.

Voilà le véritable menace que Poutine s’amuse à laisser planer à chacune de ses interventions concernant sa vision du maintient de l’ordre en Ukraine, comme si l’envie le piquait de poursuivre avec d’autres pays qui jadis siégeaient à la douma soviétique, inflammation des grands empires plutôt que d’une union, mais avec la même agressivité et menace en toile de fond, comme Staline ne se gênait pas de le faire sur ses opposants par exemple. Vladimir Poutine a atteint le même degré de dangerosité et de menace que son ancêtre Staline. On est loin de Léonid Brejnev ou d’un Mikhaïl Gorbatchev qui paraissaient quand même moins menaçants, plus préoccupés peut-être par la conquête spatial, que motivés par des invasions purement territoriales.

Si les Sièges de ce Parlement restés vaquants correspondent à un boycott de certains élus, c’est perdu d’avance mais si ils ne sont que les Sièges vides des anciens pays qui composaient dans le temps l’URSS, Vladimir Poutine peut allègrement se lancer dans une guerre patriotique totale et s’en prendre à chaque pays-nation constitutif de l’ancienne collerette entourant la Russie de l’URSS, pour les récupérer et garnir les Sièges du Parlement avec de nouveaux élus, façon « commissaires du peuple », version Poutine. Camarade !… toutes les guerres sont fratricides mais celle-ci peut-elle s’étendre et prendre une telle ampleur, insoupçonnée en premier lieu, mais à y regarder de près, observant l’inaction de l’Europe et des États-Unis, le consentement de l’Otan où Erdogan peut faire croire qu’il est du bon côté ?


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